Fondation Charles Donwahi

Contacts et adresses

Tél : (+225) 22 41 45 49

Fax : (+225) 22 41 07 69

Boîte postale : 06 bp 228 Abidjan 06

Web

Site web : www.fondationdonwahi.org

Email :

Information

La fondation est reconnaissable à ses hauts murs rouges, visibles depuis le boulevard Latrille.
Elle se compose de trois villas et de deux appartements (soit en tout plus de 500 m² d'exposition abritant entre autres oeuvres celles de quelques-uns des grands noms de l'art contemporain africain et ivoirien : Frédéric Bruly-Bouabré, Salif Diabagaté, Soly Cissé, Tamsir Dia, Augustin Kassi, Jems Robert Koko Bi, Issa Kouyaté, Joël Mpah Dooh, Souleymane Sanogo…) dont les lignes épurées et l'architecture minimaliste évoquent l'esthétique avant-gardiste des années 1970, au point qu'on la croirait tout droit sortie d'un tableau de David Hockney. L'établissement a vu le jour en 2008, et a accueilli depuis 3 grandes expositions dont la première, « Passion secrète », qui s'est tenue d'avril à juin 2008, a présenté au public les oeuvres d'une quarantaine d'artistes originaires du Sénégal, de Côte d'Ivoire, d'Ethiopie, du Ghana, du Cameroun ou encore d'Afrique du Sud, parmi lesquels des artistes aussi prestigieux que Soly Cissé, Gérard Santoni, Jacques Samir Stenka, Augustin Kassi ou encore Salif Diabagaté... Deux expositions individuelles ont suivi, l'une consacrée au peintre Jean-Claude Heinen et l'autre, à l'artiste-plasticien camerounais Joël Mpah Dooh, accueilli deux semaines en résidence au sein de la fondation, du 16 au 31 octobre 2009.
Aujourd'hui décédé, l'homme à qui cette institution doit son nom fut tour à tour planteur, ingénieur et industriel, député-maire de Soubré, premier ministre de l'Agriculture et de la Coopération de la Côte d'Ivoire indépendante, président de l'Assemblée nationale, président de la Commission des affaires sociales et culturelles de l'Assemblée nationale et directeur du Comité de construction de la cathédrale Saint-Paul. Mais au-delà de l'homme politique, Donwahi était avant tout un grand passionné d'art traditionnel et contemporain, mécène éclairé qui envisageait l'émanation artistique de la culture comme un ciment identitaire porteur de partage et de tolérance. Fidèle à sa ligne de pensée, ses héritiers, amis et parents ont donc fait en sorte que la fondation fonctionne comme un espace d'échange au sein duquel puissent dialoguer différentes cultures et langages plastiques.
Créée par la fille de Charles Donwahi en hommage à ce père amoureux des arts, la fondation fonctionne pour l'instant sur une base d'apports personnels et de mécénat, et les différentes oeuvres exposées sont toutes les propriétés personnelles de ses membres : collectionneurs passionnés, galeristes et critiques d'art, tous unis par un même amour du Beau. L'organisme s'est notamment fixé pour but de remédier à la méconnaissance générale dont souffre l'ensemble de la production artistique africaine, sur un plan international, mais également à l'intérieur des frontières du continent, et entend pour cela impliquer des acteurs économiques de poids, afin d'oeuvrer à la promotion d'oeuvres considérées comme porteuses d'une valeur identitaire et sociétale, qui transcendent par leur créativité généreuse l'angle misérabiliste et pessimiste sous lequel on aborde trop souvent l'Afrique.
Bien que semblant encore peiner à prendre son envol pour le moment, la fondation n'en nourrit pas moins de grandes espérances : la programmation 2013 prévoit ainsi, outre les résidences et « performances » d'artistes, des thèmes mensuels autour desquels elle organisera des évènements et des concours destinés à susciter engouement et vocations, et faire découvrir de nouveaux talents au sein de la communauté artistique. L'institution, qui souhaiterait à terme être reconnue organisme d'utilité publique par l'État, travaille également à la promotion d'un espace de vie et d'échanges organisé autour d'un bar, d'un cyber café, d'une bibliothèque et d'une médiathèque : « Si l'Ivoirien ne vient pas à l'art, l'art ira à l'Ivoirien ».
 

Espace de démonstration et de création, de formation et d’échange, de partage et d’enrichissement, la Fondation Charles Donwahi pour l’Art contemporain est constituée de trois villas et deux appartements au style "années soixante dix" et compte près de 1500 m² habitables répartis en salles d’expositions, lieu de création et résidence pour les artistes.
Salles d’exposition
Sérénité et convivialité, liberté de mouvement et simplification des cheminements ont guidé l’aménagement de cet espace où tout est fait pour magnifier et porter la création contemporaine.
Médiathèque
Salle de projection, bibliothèque, cyberspace : tout est prévu pour faciliter l’accès à l’information.
Lounge
Espace de détente et de rencontres où l’on découvre une palette de saveurs…
Ateliers de création
Les plus jeunes y sont invités à s’exprimer librement, étant entendu qu’il ne s’agit pas d’en faire des artistes mais de les éveiller à l’Art de manière ludique.
Résidence d’Artistes
Un cadre propice à la création qui offre aux artistes résidents des espaces de vie  et de travail dans des appartements répartis sur trois niveaux.