Parc archéologique d' Ahouakro



Par admin | Lun 19 Ao�t 2013, 17:09

La sympathique localité d’Ahouakro, attenante au site des monuments mégalithiques est situé au nord de la sous-préfecture de Tiassalé dont elle fait partie. Elle se trouve à 145 km dans le sens Abidjan-Yamoussoukro à la sortie nord de Singrobo.

Ahouakro est raccordé au tronçon routier par une bretelle non bitumée, carrossable toute l’année d’environ 5 km.
Le relief est prédominé par un plateau central entre 300 et 500 mètres d’altitude en forme d’isthme.

La végétation abritant le village est recouverte d’une Savane arborée. Vers l’ouest, un paysage forestier longe le mamelon granitique dont il épouse les sinuosités.
Dans ces bas plateaux, la température moyenne avoisine celle du centre et du sud ivoirien, de par la position charnière de cette localité. Elle oscille entre 25°C et 33°C selon les périodes de l’année.
La population d’Ahouakro est très composite. Les autochtones Baoulés en constituent la frange prédominante. Les populations allogènes Malinkés, gouros et Burkinabés vivent en symbiose avec leurs hôtes.
La population est répartie entre les cultes animistes et les religions importées. Les courants catholiques et le protestantisme mobilisent une maigre proportion de fidèles. L’islam y a une infime partie d’adeptes.

Les investigations mystiques des devins du clan de « Nanan Koffi Ahoua » vont révéler la présence puis la connaissance des entités spirituelles qui dominent cet espace. Le plus grand, dénommé DJANDJA YASSOUA (entité mâle) sis plus à l’ouest règne souverainement sur six autre rochers notamment :

  •     Le rocher éléphant (zoomorphe) nommé « Essui Yoboué »en Baoulé.

  •     Le rocher balançoire (Alongoya yoboué) dont le fragile équilibre est assuré par une liane.

  •     Le rocher de l’assemblée ou (Aklokoum). C’est la cour où le génie et ses sujets se réunissent.

  •     Le rocher de riz (Ahué Yoboué) comporte à son sommet une cuvette où pousse naturellement du riz.

  •     Le rocher cimetière des pythons (Kanamié N’dia) un rocher dalle supporté par de bas piliers sous lesquels viennent mourir les pythons souvent brûlés par les feux de brousse.

  •     Le rocher du génie femelle Songodi.


Ces rochers se rencontrent dans le secteur N’doumi-Oussou.

Le second génie protecteur est le génie des collines, plus à l’est du village.

Les artifices du culte étaient et demeure à ce jour diamétralement opposés. Djandja Yassoua appréciait que l’on abandonne la victime vivante dans son voisinage tandis que le génie des collines avait une prédilection pour les bêtes immolées sur son autel.Dans le quartier Kouria-Oussou trônait une entité immatérielle femelle dénommée « Djandja-Blah » symbolisée par un rocher.

Toute visite dans ce secteur reste contingentée à un rituel sacrificiel qui se traduit par l’immolation sur les lieux d’un mouton et d’un poulet.

Le Parc archéologique d’Ahouakro est pluridimentionnel :
 

  •     Dimension culturelle

  •     Dimension scientifique

  •     Dimension préhistorique

  •     Dimension naturelle


Sources : Capitaine BROU Y. Paul des Eaux et Forêts

 La visite du Parc est sujette à une autorisation et à un rituel à respecter.


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